Zoom sur les films et séries de la semaine!

Nouveaux rendez-vous hebdomadaires par ici.
Je kiffe les séries et les films, ce n’est un secret pour personne donc on se retrouvera chaque dimanche pour faire un petit bilan des jolies pépites ou des navets que j’aurai visionnés pendant la semaine.

Excepté les films en noir et blanc qui me foutent un cafard monstre (faudrait que j’en parle à ma psy), j’aime tout, des comédies qui te collent le smile, aux bons thrillers qui te scotchent au fauteuil, en passant par les séries teenages, j’assume à 1000% mon léger syndrôme Peter Pan ou aux films d’épouvante qui me font vérifier sous mon lit si Jack l’éventreur n’y est pas caché, j’adore me divertir devant mon écran. J’ai la chance d’avoir un Didou qui lui aussi est bon public, son seuil de tolérance étant assez large, on adore les dimanches pluvieux sous la couette à matter des nouveautés.

Que ce soit films ou séries, j’attends d’être totalement absorbée par l’histoire, qu’elle me cueille direct et m’embarque dans son univers.
Côté films, pour ce premier rendez-vous, j’arrive après la guerre, tout le monde l’a certainement déjà vu ou revu mais c’est ok, parce que pour toi là, qui n’a pas encore été absorbée par la frénésie de the Shallows, je vais te parler de A star is born.
Et ce sans spoilers! Oui madame!

A Star Is Born

Les têtes d’affiche, bien qu’improbables au premier coup d’oeil, La Gaga, on a plutôt l’habitude de la voir déchainée sur scène, accoutrée de costumes plus fous les uns que les autres, et je ne sais pour quelle raison farfelue, je n’aurais jamais imaginé un tel duo au cinéma (ça tombe bien, ils ne m’ont pas demandé mon avis), qui, finalement, il faut se rendre à l’évidence, fonctionne à merveille.
A star is born est un remake d’un remake, d’un remake de 1937, rien que ça! L’histoire originelle s’inspire largement de la vie de John Barrymore, le grand-père de Drew Barrymore.
Entre talent, gloire, alcoolisme et drama hollywoodien, cet acteur charismatique, surnommé The Great Profile, reste, malgré une fin de vie chaotique, une grande légende du cinéma classique américain.

À l’origine de ce projet, Clint Eastwood devait mettre en scène et c’est Beyoncé qui devait interpréter le rôle d’Ally, mais une fois n’est pas coutume, dans le monde merveilleux du cinéma, tout ne s’est pas passé comme prévu puisque Queen B tomba enceinte et en fin de compte Clint partit faire un autre film.

A-star-is-born-affiche

C’est finalement Bradley Cooper, en 2012, qui a décroché le job. Ou plutôt les jobs, puisqu’il fait à peu près tout ici : jouer, chanter, réaliser, produire, scénariser.
Après avoir entendu the Mother Monster chanter la vie en rose dans un gala de charité, il est certain d’avoir trouvé son Ally. Gaga, elle n’a qu’une exigence, que les chansons soient filmées en direct et pas en playback afin d’amener une dimension plus authentique et plus réelle à l’histoire. D’ailleurs plusieurs scènes du film ont été tournées dans des festivals tels que Coachella, Glastonbury et Stagecoach ou Lady Gaga se produisait, pas de fonds verts ou d’images de synthèses pour donner l’illusion d’une foule mais bien les véritables fans de la chanteuse, en guise de figurants. Côté BO, les chansons ont été composées et écrites par Bradley Cooper, Lady Gaga, Lukas Nelson et Mark Ronson (talentueux compositeur de Gaga, Amy Winehouse ou encore de Bruno Mars).
Je crois qu’au delà du talent indéniable de Bradley Cooper, il a aussi eu l’intelligence et la pertinence de bien s’entourer.

Et le pitch qu’est ce qu’il dit le pitch?
Une étoile naît, pendant qu’une autre s’éteint – voilà pour le pitch.
Jackson Maine (Bradley Cooper), une vedette de country en déclin, croise la route d’Ally (Lady Gaga), une jeune fille à la voix splendide dont il tombe immédiatement amoureux. Le musicien l’aide à lancer sa carrière et se retrouve rapidement dans son ombre…
A Star is Born est une histoire d’amour dans la plus pure tragédie hollywoodienne.

J’ai aimé le film, parce que je l’admets bien volontiers, je suis un peu fleur bleue et que j’aime me laisser porter par les histoires d’amour, que le magnétisme et la performance de Gaga est à couper le souffle et que Mr Cooper, en plus d’être d’une justesse incroyable, est quand même sacrément canon, il n’en est pas moins que l’histoire en elle-même n’est pas vraiment originale.

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Le film se scinde en 2 parties; la première qui raconte la rencontre tout à fait hasardeuse entre Ally et Jackson, leur coup de foudre et l’ascension rapide d’Ally.
La deuxième partie, plus décousue, un peu longue, dont certains dialogues sont faciles voire très naïfs (je pense que la version française y est pour quelque chose, ça sonne certainement mieux en anglais) on est témoin de la descente aux enfers de Jackson au fur et à mesure que sa femme, elle, gravite les échelons du succès, cette partie illustre parfaitement comment l’industrie transforme une girl naturelle qui a un talent dingue en un produit marketing pur et dur, on change ta couleur de cheveux ma chérie, plus de maquillage, plus de ci plus de ça… Hélas, plus t’es fake plus ça fonctionne.
Le jeu des acteurs quant à lui est subjuguant d’honnêteté, de réalisme et d’authenticité, l’alchimie entre le duo semble si réelle, si évidente, qu’on oublie presque les passages un peu borderlines du film.

On peut s’accorder sur le fait que l’histoire en elle-même n’est pas follement audacieuse, mais grâce aux qualités d’interprétations indéniables, et le travail acharné qui s’en dégage, le résultat en est plus réel que jamais. Hâte de voir qui va remporter l’Oscar lundi!

KittBull

Kittbull-affiche

On passe du coq à l’âne, avec un nouveau court-métrage d’animation Pixar du programme SparkShorts, pour la petite histoire, Pixar a mis en place un programme créatif pour permettre à ses employés, quelque soit leur spécialité de créer des courts-métrages avec un petit budget et 6 mois de délais pour produire des films de 7 minutes environ. Cette jolie initiative permet de dénicher des talents cachés pour donner vie à de nouvelles histoires.

Dans ce troisième opus, « Kitbull », contraction subtile du mot «kitten» qui signifie «chaton» en anglais et du mot «pitbull» on retrouve un chaton abandonné qui se lie d’amitié avec un pitbull maltraité. Dire qu’ils ont chic pour te foutre la larme à l’oeil en 3 minutes est un doux euphémisme, ils ont ce don inexplicable (enfin je crois que ça s’appelle le talent) de nous procurer des émotions intenses avec de simples courts-métrages d’animation.

Il faut être d’une froideur surnaturelle pour ne pas être touché par ce petit film.
Les mouvements et les expressions du chaton sont criants de naturel et retranscrivent parfaitement la capacité du chat à pouvoir passer d’une émotion à l’autre en une fraction de seconde. Quant au Pit Bull, c’est un pari osé que de mettre en scène une race de chien souvent méprisée et montrée du doigt, alors que l’agressivité de l’animal incombe le plus souvent à l’éducation du maître. 

Un véritable petit chef-d’oeuvre comme seul Pixar sait les faire et comme je suis une meuf plutôt sympa je te mets la vidéo entière, certaine qu’elle va te faire fondre ton petit cœur.

The Sinner 

Avec le Didou, intrigués par la bande annonce Netflix qu’on a vue plusieurs fois sans jamais oser sauter le pas, tu sais cet effet ou tu as envie d’aller plus loin mais tu te dis qu’il y a peut être mieux et au final tu passes la soirée entière à matter des bandes annonces sans jamais regarder un épisode en entier. Bref on s’est finalement risqué (attention c’est le grand frisson) à lancer le premier épisode de la première saison de The Sinner et comme d’hab, on s’est fait la saison entière, ceci dit on a été des petits jours puisque la série ne compte que 8 épisodes. 

The sinner affiche
Au menu, Cora Tannetti, (Jessica Biel), mariée et mère d’un petit garçon, vivant dans une jolie maison de banlieue, a sur le papier tout pour être heureuse et pourtant elle ne semble pas si épanouie qu’elle ne devrait être. Lors d’une sortie familiale, par une belle journée ensoleillée, sans aucune raison apparente, elle est prise d’un coup de folie et poignarde à plusieurs reprises un parfait inconnu, sous le regard ahuri de son mari et de son fils. Elle est arrêtée sur le champ et reconnait sa culpabilité sans pouvoir cependant expliquer son geste. L’inspecteur Ambrose (l’excellent Bill Pullman) intrigué par l’absence de mobile finit par mener son enquête et met le pied dans une histoire bien plus complexe qu’il n’y parait. 

Jessica-Biel-The-Sinner

Le premier épisode nous plonge directement dans une ambiance lourde et pesante, malgré un mari aimant et compréhensif, on décèle rapidement le mal-être de Cora, qui tente tant bien que mal de faire bonne figure en toute circonstance.
Passé les 10 premières minutes, on bascule dans l’incompréhension totale, on retient notre souffle parce qu’on suppute que quelque chose va se passer et d’un coup d’un seul, Cora se lève, tel un automate hypnotisé et assène plusieurs coups de couteau à un jeune homme sans aucune raison apparente. Mais WTF????????
Parallèlement à cette scène, on fait la rencontre de l’inspecteur Ambrose qui deviendra le meilleur allié de Cora.
Ce premier épisode ou les enjeux de l’histoire sont clairement posés, nous file une envie presque obsessionnelle de comprendre ce qu’il s’est passé.

Au fur & à mesure des épisodes, Ambrose décortique le passé sombre de Cora, alternant récit au présent et flashbacks, il va pousser la jeune femme à se souvenir, activer des réminiscences enfouies qui, peu à peu, vont le conduire sur le chemin de la vérité. On fait connaissance de ses parents, une mère qui a un bon gros pète au casque, un père un peu transparent, une sœur très malade, un ancien boyfriend dealer, le tout sous une atmosphère bien glauque voire malaisante à certain moment. L’histoire se dessine de manière lente, permettant d’accentuer le sentiment d’oppression et de nous tenir en haleine jusqu’à révéler une vérité bien éloignée de ce que l’on avait imaginé, mais logique et qui tient la route.
La série tient ses promesses, les rebondissements sont monnaie courante, maintenant le suspense à son comble tout au long de la saison et tel un puzzle, dont les pièces se dévoilent peu à peu, sans toujours trouver immédiatement leur place, la série reste longtemps obscure, énigmatique, indéchiffrable.

Thriller psychologique complexe et totalement addictif, The Sinner, surprend par son originalité et son efficacité et a su parfaitement me captiver de A à Z. Et dire qu’on a failli passer à coté !!!

Que des tops pour ce premier rdv, chacun dans des genres très très différents, on est un peu sur 3 salles, 3 ambiances, je te recommande A star is born pour une soirée en amoureux, Kittbull pour te donner du baume au coeur et The Sinner si tu as envie de tester tes capacités d’enquêteur (trice).

 

7 commentaires sur “Zoom sur les films et séries de la semaine!

  1. Il est complètement génial ton article !!! Il se lit d’une traite et on est happé parce que tu racontes ! 🤗 tu me donnes envie de tout regarder même si la série The Sinner ce n’est pas du tout mon truc ^^ mais limite tu me donnerais quand même envie d’essayer, enfin j’avoue que je ne serai pas bien tout le long 😂 je m’en vais de ce pas regarder le Pixar 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Mille mercis pour ce si adorable retour!!! Bon pour The Sinner, il est un peu dérangeant c’est sur mais on se laisse complètement embarquée par l’intrigue!!!
      Quant Kitbull c’est vraiment une petite pépite 😉😘

      Aimé par 1 personne

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